J’ai l’habitude de vous raconter des histoires qui vont nulle part, et j’ai le plaisir de vous annoncer que c’est pas au’jourdhui que je vais changer.
(OH!!! Je viens de vous surprendre, moi-là, avec mon apostrophe à la pas bonne place, hein!? Qu’est-ce que vous voulez… j’suis de même! Pleine de surprises.)
Voici ma tranche-de-vie-pas-de-punch du jour.
Allez savoir pourquoi, mais j’avais le goût d’un un bon vieux cornet emballé au caramel plein de peanuts (le CORNET, est plein de peanuts. Pas le caramel franchement… servez-vous de votre tête), comme il s’en vend au dépanneur.
Un goût comme un autre. Y’en a qui tripent à planter des clous dans des chats; moi je tripe à … quoique ça aussi c’est le fun, planter des clous dans des chats…
Anyway, vous comprenez le principe.
J’avais une vraiment belle chanson dans la tête.
(C’est pas vrai pantoute. Ce que j’avais dans la tête, c’était un poème satanique dans lequel il était question de dépecer des humains qui font du cirque, mais vous me connaissez… pour moi ça sonnait comme une belle chanson.)
(Franchement Cathleen. Tu trouves pas que t’exagère un peu?) (Non. Et je sais pas pourquoi tu t’écris à toi-même dans tes propres blogues.)
(Il faut que je vous dise : ça doit bien faire deux ans que je vous écris, et j’suis toujours pas capable de rester stoïque devant ma maîtrise ÉVIDENTE des parenthèses. J’suis vraiment beaucoup trop douée; j’pense que je me désire un p’tit peu.)
Donc!!! Pour en revenir à mon histoire (vous aviez hâte de connaître la suite, pas vrai? Vous étiez suspendus à votre écran d’ordi (ben oui, ben oui… ou à votre écran de Blackberry, arrêtez de faire vos smarts avec votre technologie) en écumant de curiosité en vous disant avec une voix aiguë : « non, mais ‘à va tu arrêter de tourner autour du pot, espèce d’agace-histoire-de-cornet!!!! » (euh… on reste poli! J’suis pas obligé de vous entertainer, moi! (entertainer qui vient du mot anglais « entertain », parce que je suis vraiment bilingue, on s’en souvient.))) (Et en passant, si c’était possible de muer, un moment donné, ça me ferait plaisir)
J’avais donc décidé d’aller chercher l’objet de mon désir (je parle du cornet ici. Pas de moi, je m’avais déjà. (Ew! Quel temps de verbe douteux!)) au dépanneur au coin de ma rue. Un gentil dépanneur (y s’excuse quand y te pile su’l pied : un vrai gentledépanneur) géré par un gentil monsieur asiatique qui pète pas. (Voir mon blogue précédent pour référence, sinon faites juste penser que je fais des honteuses blagues de pet et méprisez-moi à vos propres risques et puérils. (Wow, avez-vous remarqué comment je sous-entend que votre mépris peut non seulement vous emmener au péril de votre vie, mais que c’est aussi très puéril comme attitude!?!? Sacréfice, si j’étais un de vous trois, moi, je voudrais me lire jusqu’à la fin des temps pour savoir quel autre coup de génie je vais inventer.)
La vérité est que je vais pas aller jusqu’au cornet, dans mon histoire. Parce que mon « pas-de-punch » arrive juste avant.
J’étais en route vers le dépanneur gentil, quand un peu plus loin devant moi, je vois un monsieur qui s’en vient dans ma direction. Je ne me pose pas trop de questions, parce que ça m’arrive fréquemment que des monsieurs marchent dans ma direction… pas juste des monsieurs, d’ailleurs. Des madames, aussi. Mais jamais d’enfants, parce que je leur lance des roches.
Donc le monsieur marchait vers moi et je m’en foutais vaguement, quand au bout de quelques pas, il arrive à ma hauteur (et je suis vraiment très grande, tenez-vous le pour dit).
C’est à ce moment-là que (musique; moment de suspense; gros plan de ma face qui se doute de rien) le monsieur me regarde droit dans les genoux (ahah!!! OOOOhhhhh! C’est DÉSOPILANT, ce que je viens d’écrire!!! Dites-moi de me calmer quelqu’un!!!! IL ME REGARDE DROIT DANS LES GENOUX!!! Ahahahahahah!!!! Ahahahah!!!! Hum-hum…)
(Ok. Suffit le niaisage, my goodness, laissez-moi pas aller quand je délire comme ça : tirez-moi des objets, quelqu’un!!!)
Le monsieur que je ne connais pas du tout, me regarde et me dit, comme ça, sans m’avertir : « vous voulez pas que je vous fasse une caresse, vous-là!? »
WOW!!!! Quel homme GÉNIAL!!!! On en veut tu PLUS, des monsieurs comme ça, dans la vie, tu penses!!!???? METS-EN!!!!
Non seulement il est super poli (il m’a quand même vouvoyée), mais en plus, il me propose de l’affection gratuite!!!
Je dis pas s’il m’avait demandé ça avec un peu de bave sur le bord de la bouche et le pantalon baissé en se versant du lubrifiant dans les mains, mais NON!!! Il avait rien d’un pervers! C’était tout simplement de la petite magie complètement adorable qui a fait ma journée!
Là vous vous demandez comment j’ai réagi, pas vrai?
Eh bien j’étais tellement surprise que j’ai un peu manqué de timing…
Parce que je vous jure, j’avais juste le goût de dire : « OUI!!!! BEN OUI!!!! VIENS T’EN ICITTE, QU’EST-CE T’ATTENDS MON CHAMPION!!!!! », en lui ouvrant tout grand mes bras pour lui faire la plus grosse caresse de ma vie!
Mais vous auriez fait quoi à ma place!!? Ça arrive JAMAIS des situations comme ça!!! On est jamais préparé, mentalement, à des affaires de même!!!!
Alors à la place, j’ai ri comme une conne et j’ai continué mon chemin en prenant quand même soin de lui montrer que je pensais pas qu’il était un obsédé, et mon sous-texte, c’était : « wow, moi j’suis vraiment trop conne pour avoir la bonne réaction au bon moment, mais tu devrais recommencer, mon gars, parce que c’est vraiment extraordinaire ce que tu viens de faire!! »
Voilà. J’ai vécu un moment, et j’ai pas su le saisir au vol. Shame on me.
Ça ressemble à un fantasme ça...
Ah non pas vous autres ? Neuuuuuuuuuu regardez-moi pas! Moi non plus....
posté le 19 septembre 2009 @ 14h05
Le mot caresse, selon moi, était éminemment douteux. S'il avait dit accolade, par exemple, ç'aurait été bien plus persuasif. T'as bien fait :-D
posté le 28 août 2009 @ 15h18
Quelle tristesse en effet, de n'avoir pas su saisir cette occasion exceptionnelle... Ça me donne presque envie de vous ouvrir grand les bras, mais je suis si décue et attérrée de ne pas savoir ce qui est advenue de ce succulent cornet (dont je me délectais presque par porcuration) que j'entourai quelqu'un d'autre de mes bras dodus et confortables!!!!!
posté le 8 juillet 2009 @ 01h16
De toute facon tu nous a, nous trois, pour t'aimer, t'adorer, te vénéré , te lire, etc, mais les caresse je m'en passerai. Si un jour tu nous verrais sa mettrais fin au Suspense des trois.
Honte a toi d'avoir raté une belle occasion d'amour gratuit ! Je te propose de proposer (Sa fait trop de proposition dans une même phrase non?) au prochain inconnu un calin pour te faire pardonner!
posté le 4 juillet 2009 @ 17h40