Lorsque tu es un humoriste de la relève, une des phrase que tu entends le plus souvent est la suivante : « J’espère que tu deviendras pas tête enflé quand tu vas être rendu populaire! Laisse pas le succès te monter à la tête! »
Je pense bien honnêtement que pour s’enfler la tête, il faut vouloir devenir populaire et si tu veux être populaire, t’es probablement, déjà à quelque part, un être faible en manque d’attention qui a manqué d’amour étant jeune… ou qui en a trop eu… en fait je ne sais pas trop quelle-est la psycho-pop associée au manque d’attention. Faudrait demander au Doc Mailloux.
Je les vois, je les croise tous les jours ces « artistes » qui courent après la reconnaissance, après l’amour du public. Vous allez me dire qu’en même temps tous les artistes ont un problème psychologique quelconque qui les pousse à s’exposer devant public et quémander leur amour, mais la vermine dont je vous parle n’est pas un artiste. C’est un raton laveur qui fouille dans les poubelles des gens pour découvrir ce qu’ils ont déjà mangé pour ensuite aller leur revomir le tout sur l’entrée de leur balcon. Une ombre qui imite pâlement les moindres faits et gestes de ceux qui ont pavé la voie avant eux. De la moisissure qui s’infiltre dans le béton des fondations du monde artistique. Bref, des coquerelles glorifiées qui voient le succès comme un métier en soi… l’art n’étant qu’une nuisance obligée pour pratiquer ce dernier.
Le succès, ça n’existe pas! C’est un concept tellement flou qu’il ne vaut pas vraiment la peine de s’y attarder. Van Gogh n’a pas connu de succès de son vivant mais maintenant ses toiles se vendent des millions de dollars. Les individus sont en général des personnes intelligentes, réfléchies et sensées par contre la masse est un troupeau influençable, stupide et dépourvu de jugement. Faudrait-il donner de la valeur à ce que la masse considère un succès? Une grande œuvre populaire et une grande œuvre obscure sont à la fin, la même chose, une grande œuvre.
Ma critique préférée du succès se retrouve dans le livre « Le parfum » de l’Allemand Patrick Suskind. En fait, je ne suis pas certain s’il voulait volontairement faire un parallèle avec le monde artistique, mais ça colle parfaitement.
C’est l’histoire de Grenouille un être extrêmement laid et repoussant qui possède un nez hors du commun. Personne ne l’a jamais aimé alors il entreprend de concocter le plus grand parfum au monde avec comme ingrédient principal, l’odeur des plus envoûtantes vierges de Paris. Son but est de contrôler l’esprit des gens avec ce parfum, les forcer à l’aimer et l’aduler. Il finalise sont projet, mais se fait prendre pour ses ignobles meurtres. Il est condamné à l’exécution sur la place publique devant tous les citoyens. C’est alors qu’on s’apprête à mettre fin à ses jours qu’il déploie son fameux parfum devant la foule. Plus il agite son mouchoir parfumé, plus les gens sont possédés, l’adulent jusqu’à en devenir complètement fou et finissent le tout en une orgie démesurée. Même les parents des filles assassinées scandent son nom et pleurent à la vision de sa beauté. La satisfaction de Grenouille devant ses admirateurs se transforme vite en dégoût et mépris. Mépris à la vision de ces gens contrôlables, stupides et ridicules. Grenouille réalise qu’il voulait être aimé, mais pas de cette façon. Il réalise que finalement leur adoration ne veut rien dire, qu’il est dans le fond, toujours le même Grenouille que les gens évitaient. L’histoire finit qu’il se suicide en s’aspergeant de la bouteille de parfum au complet et les gens, tellement avides de le toucher et de le goûter, mangent son corps.
Ça traduit assez bien ce que je pense du milieu artistique. L’adulation des gens ne veut rien dire, c’est vide et ça ne mérite pas qu’on y porte attention. Il y a plusieurs personnes qui assassinent des vierges pour arriver à leur fin dans ce milieu… mais j’espère qu’ils réaliseront un jour qu’ils sont après tout, toujours le même Grenouille.
Le succès ce n’est que de l’engrais à égo. Personne ne se rappelle d’un succès, seulement ce que tu lègue sur cette planète.
Donc, si vous me voyez dans quelques années avec un égo démesuré, je vous permet de rire de moi et de me traiter de grenouille.
http://www.guillaumewagner.com/
Je continue dans le même sens.Le public est roi,mais un roi peu être un foutu imbécile.Pourtant ,il continue à régner.Comme client,t'as le choix.Tu ne vas pas voir tel spectacle,tu changes de resto.etc...Tu gardes ton esprit critique, que tout le monde aille dans un sens ou l'autre.Gérard dans Cruising Bar, baisait à tour de bras.Est-ce-que cela en fait un être pour autant objectivement sexé et attirant? (je sais ,c'est juste un film,mais ...)
posté le 16 août 2008 @ 21h31
@Guillaume
Et qu'est-ce qui arrive si moi, un client, n'est du tout d'accord avec
ce qu'un autre client exige? Moi qui en a marre de la bouette qu'on me
pompe dans le cerveau à chaque jour, c'est quoi mon recourt? J'ai pas
raison moi? Pourtant je suis un client!
Il y a une minorité de gens intelligent qui sont de plus en plus
écraser par une majorité d'imbéciles... et certain en ont marre!
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Tout ce que je peux dire a ca c'est FUCK YEAH!
Je t'accorde le fait que ca fait pas tres intello de dire ca. Jte dirais que c'est un heureux melange entre colon et redneck, mais merde que c'est direct sur la cible... malheureusement, la plupart des gens sont incapables de lire des textes comme ceux la... ca va a l'encontre de leurs principles.. .c'est a dire continuer a apprendre et a se reformer!!!
posté le 15 août 2008 @ 10h12
Wow barbiegirl! Tu crois vraiment que le public a toujours raison? Tu crois vraiment que des millions de spectateurs égal de la qualité assuré?
Tu oublie de prendre en considération que la masse est manipulable à souhait. La masse aimera ce qu'on lui dit d'aimer. Que ce soit les backstreet boys, american idol, star academie ou spider-man 8, les gens vont acheter ce qu'on leur pousse dans la gorge à coup de millions. Tu nous surestime beaucoup en pensant que nos choix de masse sont toujours bon.
Ce que Filitrault voulait dire c'est que le public peut décider qu'il aime une oeuvre malgré ce qu'on en dit. C'est dans ce temps que ça peut être encourageant de vivre dans notre société... ce l'est un peu moins quand tu vois des moutons se suivre en troupeau.
Le client a toujours raison! Et qu'est-ce qui arrive si moi, un client, n'est du tout d'accord avec ce qu'un autre client exige? Moi qui en a marre de la bouette qu'on me pompe dans le cerveau à chaque jour, c'est quoi mon recourt? J'ai pas raison moi? Pourtant je suis un client!
Dire que le public est roi c'est simplifier la question d'une manière scandaleuse. Il y a une minorité de gens intelligent qui sont de plus en plus écraser par une majorité d'imbéciles... et certain en ont marre!
posté le 5 août 2008 @ 20h49
Merci Barbiegirl, ton commentaire est juste...
Les critiques, malgré leur pertinence parfois, ne méritent pas toujours leur statut,
Ils ont démolit le dernier de M. Arcand,* L'age des ténêbres*.. Qui pourtant dressait un portrait assez juste de notre société Nord-Américaine, en chute libre, avec une *imagerie* se rapprochant du surréalisme de Luis Bunnuel , grand maître du film de niveau supérieur,
Mais rappelez-vous de Orson Wells,Grand homme de création, les grands studios ne se sont jamais remis de ce jeune génie,qui a réalisé un chef d'oeuvre,Citisen Kane son grand chef d'oeuvre... à qui ils ont refusé toute aide ou support ultérieurement... Tu es tellement *smarte* débrouilles-toi tout seul..
Il est mort dans la misère et la pauvreté, comme Gilligan et combien d'autres...
posté le 2 août 2008 @ 21h25
J'ai capté une partie d'une entrevue hier soir avec Denise Filiatreault et Serge Postigo.Mme F. disait que ce ne sont pas les journalistes,critiques et autres artistes qui ont le dernier mot.C'est toujours le public.Cette dame a quand même un demi siècle de métier( ou à peu près)
Cela me fait penser au dicton, le client a toujours raison.Les gens en affaires ou servlces au client ajoutent,et même quand il n'a pas raison.Cela me semble bien représentatif,il me semble.
Quand à la question de tomber dans la drogue,boisson et autres excès,ce ne sont pas tous les artistes à qui cela arrive.Ces derniers ont de bonnes bases personnelles et familiales,et surtout ont gardé en tête qu'is étaient d'abord des humains.
Bon week-end à tous.
posté le 2 août 2008 @ 13h16
Pour commencer faut savoir qu'un video populaire sur youtube n'est pas neccessairement bonn puisqu'il y a des têteux qui bûchent pour la rendre populaire.
Il y a des exceptions que personne ou presque ne voit ou n'a pas encore remarqué et parfois simplement par un manque de connaissance du fonctionnement du web, plusprécisément des tonnes de medias qui dirigent l'adresse url du video, raison de sa popularité ou visibilité.
Cependant il y a de véritable exception que le monde a pas vu et surtout hors du quebec mais surtout quand ce type vient de chez nous ça frappe encore davantage.
http://fr.youtube.com/watch?v=wXBPZNGICOo
Hey you .................
http://fr.youtube.com/watch?v=Yai61bX5LgI
Many Videos Are Now Copying My Video Lol That's Just Crazy ! I Never Thought This Video Would Encourage People To Rip Me Off !
Why is This Video So Popular Now ??
It's Just Me Showing The Viewers How To Solve A Rubik's Cube In LESS Than 3 Seconds.
Im Currently The Grand Master At This !
You are liar because thos guy use full subcription
#01 - Least Viewed (All Time) - Directors
#01 - Least Popular (All Time) - Directors
Nom : Chris M.
Ville d'origine : Brooklyn, NY
Pays : Japon
Entreprises : ConFused Productions 1999 - 2008
#87 - Most Subscribed (All Time) - Réalisateurs - Japon
#55 - Most Subscribed (All Time) - Partenaires - Japon
#90 - Most Viewed (Today) - Partenaires - Japon
#87 - Most Subscribed (All Time) - Réalisateurs - Japon
#55 - Most Subscribed (All Time) - Partenaires - Japon
#90 - Most Viewed (Today) - Partenaires - Japon
#66 - Most Viewed (All Time) - Partenaires - Japon
posté le 29 juillet 2008 @ 18h51
En plus elle va avoir de la bave de Guillaume Wagner dessus?!? Je suis full en extase!
posté le 29 juillet 2008 @ 16h21
Cool!! Je vais aller la voir, cracher dessus et te traiter de populiste pendant que je polis ma bague en diamant, celle que j'oblige les gens à baisé avant de commencer chacun de mes shows!!
posté le 29 juillet 2008 @ 16h19
Quel hasard! Je suis justement en train de faire une toile (oui, de l'art, avec un petit "a"), dont le titre prévu était "Zones grises"... Elle sera donc secrètement dédiée à Guillaume Wagner
posté le 29 juillet 2008 @ 16h02
Et voilà! On écrira le texte ensemble la prochaine fois! Ça sera plus complet.
Dernier point par contre, je ne crois pas non plus que tout est blanc ou noir quand tu parles de l'humoriste qui accusait le public de ne pas comprendre ce qu'il faisait. Des fois, on le niera pas, y'existe des publics mongoles qui ne comprennent rien. Tu fais un numéro qui marche 4000 fois et un soir t'as un public qui t'écoute avec un regard vide. Les accuser d'être stupide et de ne pas comprendre est peut-être malhabile mais je comprends le feeling.
J'ai vu plusieurs show légendaire ou le performeur se tournait contre le public et il avait totalement raison, c'était des crétins qui méritaient de se faire brasser... et j'ai vu aussi des humoristes médiocres se frustrer parce que le public le trouvait nul... avec raison. Ça va dans les deux sens.
Vive les zones grises!
posté le 29 juillet 2008 @ 15h49
Pour récapituler :
Ceux qui se glorifie de l'amour d'une bande de tarlas sans jugement, en entrant simplement dans le moule, ils mériteraient une mort artistique vraiment douloureuse. On se comprend.
****************************
Par contre, il me semble avoir été claire au sujet du fait d'obéir au public au doigt et à l'oeil dans mon commentaire précédent... L'élitiste à l'égo démesuré, c'est celui qui n'accorde aucune importance à son public, qui refuse carrément de faire tout effort pour faire le pont entre ce qu'il fait et ce que le public s'attend à aimer, et après juge la population de ne pas apprécier son art. Bref : un Van Gogh moderne. J'ai déjà vu un humoriste s'arrêter en plein numéro pour dire : "Franchement, vous ne riez pas? Vous ne comprenez pas mes blagues ou quoi? Il faut que je parle plus lentement peut-être?" Ça, pour moi, c'est avoir la tête enflée. J'ai même déjà vu un commentaire dans la même veine sur un certain site d'humour québécois que je ne nommerai pas...
Je crois que la morale derrière mes commentaires (dont la concision est légendaire), c'est que, même si le succès ne fait ni l'art, ni l'artiste, il faut quand même se laisser toucher par son public.
Au sens figuré plutôt que littéral.
posté le 29 juillet 2008 @ 15h29
Je comprends ce que tu veux dire mais mon point de vu est que le succès n'est pas quelque chose d'important dans la mesure ou le public peut décider qu'il ne t'aime plus du jour au lendemain. Toi tu vas rester le même artiste peu importe. L'art c'est un échange, c'est sûr. Je batis mes blagues en fonction de ce qui fait rire les gens, de ce qu'ils aiment mais parfois je fais à ma tête et je continue à faire un gag même s'il ne connait pas de succès parce que j'y crois. Si tu fais toujours tout en fonction de ce que les gens aiment, veulent, approuvent, tu ne poussera jamais plus loin que ce qui a déjà été fait.
C'est dans cette optique que de considérer le public comme roi sacré est dangereux et pas sain du tout. Si Bill Hicks s'était arrêté aux réactions du public, on en parlerait pas encore 14 ans après sa mort.
Je trouve dommage que tu penses qu'un artiste qui n'obeit pas au doigt et à l'oeil du public est automatiquement quelqu'un qui se croit mieux que la planète. Un élitiste à l'égo démesuré qui se satisfait lui-même. C'est quand à moi un signe de respect pour l'intellect des gens et du respect de soi.
De plus tu a déduis ça de mon texte parce que jamais je n'ai dis que le public n'avaient aucun impact sur les artistes, je parlais du succès. Le monde s'entendent pour dire que t'es bon et le lendemain disent que t'es mauvais... pourtant t'es toujours le même! Donc quand les gens t'aiment c'est bien mais quand ils ne t'aiment pas ils ne faut pas les écouter, ça ne veut rien dire? Et si dans les deux sens ce n'était pas imporant? C'est ça mon point!
posté le 29 juillet 2008 @ 14h54
Et moi qui voulait lire Le Parfum. Maudit casseur de party (bon, le mot "party" est un peu fort quand on sait qu'il représente la lecture d'un livre de 500 pages).
posté le 29 juillet 2008 @ 14h28
Ce n'est pas parce que je n'applaudis pas ton texte commes d'autres l'ont fait que je n'ai rien compris de ton texte, Guillaume.
J'adhère totalement à l'idée de "ne pas se plier aux désirs d'une populace aux goût médiocres ", mais je maintiens que tout ça n'a rien à voir avec le parallèle que tu crée entre succès et égo, par référence à Süskind et Van Gogh.
Par ta réponse, il me semble que tu insinues que je confonds succès et réussite artistique. Or, ce n'est absolument pas le cas. Un peu de discernement n'a jamais fait de tort à personne, et je lance des idées de discussion, simplement.
Si tu fais de l'humour, de la peinture, du cinéma, du théâtre ou de toute autre forme d'art ton métier, eh bien oui, il me semble indéniable qu'il te faut du succès pour payer ton loyer. Aussi populiste que soit cette notion. Mais ça n'a rien avoir avec quelque réussite artistique que ce soit.
L'intégrité, la satisfaction de soi et la réussite artistique, c'est autre chose. On vit dans une société aux valeurs douteuses, où l'Art (dans le vrai sens du terme) est rarement apprécié. Je le constate comme toi. Et je crois que j'ai déjà véhiculé par le passé l'opinion que cette médiocrité que plusieurs ont tendance à accepter en tant que collectivité, en tant que public, me dégoute.
Le mérite du vrai artiste, selon moi, est, dans ces circonstances, de réussir à faire cheminer le public vers autre chose, de rapprocher la collectivité de l'Art. Faire changer les courants de masse. Mais pour ce faire, il faut toutefois être capable de créer des liens avec le public.
Et je ne veux pas dire par là qu'il faut se laisser gagner par le seul désir de plaire, comme tu sembles insinuer que j'aie voulu le dire dans mon commentaire.
Mais si tu t'élèves au-dessus du public, et que tu nies leur influence, tu nies par le fait même la possibilité que tu as de les influencer à ton tour pour servir un Art plus grand qu'eux. Et il me semble que c'est là que l'égo de l'artiste devient démesuré, car alors, l'artiste ne sert personne, sauf lui-même, et il se sert alors d'un public qu'il méprise pour se satisfaire de sa réussite artistique.
Et, si j'avais à faire une analyse littéraire, c'est là que j'invoquerais ce pauvre Grenouille...
posté le 29 juillet 2008 @ 12h03
MLN, tu n'a rien compris de mon texte. Tu as exactement la vision populaire du succès, la vision qui est supposé être acceptable.
Je ne m'élève pas au dessus du public parce que je me fou du succès. C'est justement parce que je respecte trop le public que je ne leur offrirai jamais un produit en fonction de ce qu'ils veulent. Je fais ce que j'aime faire et je me fou de ce qu'on peut en penser. Si ça attire les gens tant mieux, si ça les repousse tant pis.
Le succès est nessecaire pour payer son loyer? C'est exactement la phrase qu'utilisent ceux qui vendent leur âme, qui peu à peu délaissent leurs convictions pour faire dans le populaire, le pré-mâché, la bouillit pour public. "Faut ben payer le loyer!" La phrase justificatrice des choses les plus minable du milieu artistique.
Si tu te mets à vraiment croire au succès, c'est là que tu as des chances de virer fou. C'est bien rien qu'au Québec qu'il ne faut pas seulement pratiquer son art, il faut remercier aux deux secondes les gens d'acheter tes billets. Un dentiste remercie-t-il au deux secondes les gens d'avoir des caries? Non, il fait seulement son travail. Les gens sont assez intelligent pour savoir que c'est un échange entre le public et l'artiste et n'ont pas besoin d'en plus se faire lècher le cul comme de la crème glacé.... du moins j'ose penser
J'apprécie quand les gens me disent qu'il me trouve bon mais j'ai assez de lucidité pour savoir que ça ne veut pas necessairement dire que je le suis. C'est quand tu viens à croire tout ce qu'on te dis qu'il y a danger.
Et si croire en son talent est mal, désolé mais y'aurait pas un artiste sur cette planète si ce n'était pas de ça. Faut croire en ce qu'on fait. Van Gogh croyait en lui... finalement est-ce qu'il avait tort?
Faudrait en parler au plus connu voir ce qu'ils pensent du succès. Comment le succès les a remplit spirituellement. C'est pas un hasard toutes les big stars qui tombent dans la drogues et l'alcool. Ils réalisent que le big dream est après tout, just a dream...
posté le 29 juillet 2008 @ 11h11
Un super texte ça Guillaume. Et je crois te connaître assez pour être assuré que tu endosses absolument chaque ligne de ce message.
C'est tout en ton honneur à mon avis, et continue dans cette ligne... une ligne bien droite!
posté le 29 juillet 2008 @ 10h30
Excellent texte man! On s'est exactement qui ou quel genre d'individu est pointé. Pour avoir baigné dans ce milieu pendant quelques années, je comprends ce que tu veux dire. Et pour faire suite au sujet de "l'égo" qui semble vague, je crois qu'il s'agit ici d'égotisme. Et non d'égoisme. Faites vos recherches. (Merci Antonio!)
posté le 29 juillet 2008 @ 09h00
J'apprécie l'idée derrière ton blogue, mais le parallèle entre l'égo démesuré et le fait de vouloir à tout prix l'attention me semble un peu distortionné.
L'égo démesuré, c'est pas tellement quand tu recherches l'amour fou du public, mais plutôt quand tu es rendu à penser que peu importe ce que dit le public (que tu es par ailleurs là pour divertir, étant artiste), t'es bon. T'es juste bon, et incompris de la populace.
Van Gogh est en passant, selon moi, le meilleur exemple de ce phénomène. Il a vendu une seule toile de son vivant. L'incompréhension de la masse explique sans doute ça en bonne partie, mais il faut aussi tenir compte du fait que de toute façon, il n'avait personne à qui les vendre. Réputé pour être des plus désagréables, probablement en raison d'une forme de maladie mentale non encore officiellement identifiée, il n'avait aucun ami. Aucun réseau social. C'est son frère qui, à titre d'agent, s'acharnait à tenter de convaincre tout le monde d'acheter ses toiles. Toute sa vie, Van Gogh a néanmoins continué de peindre, même s'il était tellement mal reçu par la critique et le publique. Il s'est obstiné. Il s'est rendu fou à ne pas comprendre pourquoi son génie était incompris, pourquoi il n'avait pas de succès, alors que c'est ce succès qu'il désirait tant.
Et... aujourd'hui, ses toiles se vendent des millions. Son succès, il l'a donc finalement eu, bien que posthumement. Succès qui par ailleurs démontre le phénomène de conviction populaire, de la masse à quotient réduit. Tu vas dans un Musée, et on te glorifie un Van Gogh. C'est alors plutôt difficile de dire que t'aimes pas ça : Van Gogh est forcément un génie, puisqu'il est reconnu comme tel! Pourtant, si un de tes amis te dis qu'il peint, et te montre une de ses toiles, et ça s'avère être à peu près la même chose qu'une toile de Van Gogh (i.e. souvent un paysage, nature morte, portrait, peint en relief), tu risques de trouver que ça a l'air d'une toile de matante. Ça montre à quel point le succès est arbitraire...
Par contre, même si c'est tellement arbitraire, ça ne veut pas dire que le succès n'est rien, et ne doit pas être recherché. C'est un moyen de payer son loyer, quand on est artiste. Le succès est donc essentiel, en quelque sorte.
Le succès, par contre, pour valoir ce qu'il peut possiblement valoir, doit venir d'un effort réel, et non de plans machiavéliques qui ne servent qu'à notre glorification personnelle.
Donc, pour en revenir au vif du sujet, "Travailler dur pour livrer aux gens un art qui leur fait du bien, qui les fait réfléchir, etc., bref qui apporte quelque chose à l'humanité (au sens large). Réaliser qu'on n'a pas d'obligation de t'adorer par contre, réaliser que l'art, comme le succès, est subjectif. Être reconnaissant du succès que t'as, quand tu en as. Comprendre que ce sont les gens qui te supportent, et que sans l'appui du public, tu n'aurais pas ce succès. Réaliser que tu ne réussis pas parce que t'es un Dieu au-dessus de tout autre être humain, qu'on t'aime en ce moment, mais que ça peut passer. Cultiver l'appui du public par ton talent, sans jamais prendre le public pour acquis." C'est ça, il me semble, ne pas avoir la tête enflée. Ne pas avoir l'égo démesuré. Pas s'élever au-dessus du public et se foutre de ce qu'il pense en disant que de toute façon, le succès, ça vaut rien...
posté le 29 juillet 2008 @ 07h24
Ne-non, y a personne qui a compris le vrai sens du succès. Le succès c'est Mike Ward osti! Pouhahaha!!
posté le 28 juillet 2008 @ 23h27
Bonjour Guillaume ,
ton discours est fort intéressant, J'ai croisé des *vedettes* fort intéressantes, dans leur modestie et leur simplicité volontaire , Jim Corcoran, Béatrice Bonifaci, M.Tremblay, grand écrivain, Daniel Lemire, et qui encore ...
Aucun de ces gens n'ont monté le nez, et avec une politesse à laquelle je leurs ai adressé la parole , la réponse était de fort agréable ton.
SECUNDO, Je n'ai pas lu le livre -LE PARFUM- . Mais j'ai vu le film.... Évidemment, les PURS et les DURS diront que l'adaptation d'un roman à un film , ne respecte pas l'oeuvre originale
Je vous donne ici une opinion partagée de deux personnes , très critiques et avisées, en matière d'art....
Primo, Ma blonde a lu le livre, et moi pas. Nous avons visionné le film ensemble, dans une grande salle, effet de décors et de paysages ou de lieux , plus saisissants, et touchants...( Les détails du livres en livrent beaucoup...!)
Le film est poignant et très réussi, malgré des longueurs et des malaises de santé mentale du personnage principal...
Ces commentaires ne devraient pas emp^echer quiconque de louer ce film. Grandiose ,tout comme* La fille à la perle de boucle d'oreille*
posté le 28 juillet 2008 @ 22h30
Je te connais pas personelement, mais je te prends au mot: Si un jour tu te promènes avec un quelconque objet ou attitude démontrant du mépris pour les simples êtres humains non-populaires, je te lance un seau de grenouilles (mortes ou vivantes, au choix
)..
Et je suis d'accord avec toi sur cette vision de ce qu'est le succès: un mot et une invention humaine qui ne sert à rien, sinon à encourager ceux qui croient qu'ils en ont.
Belles réflections, lâches pas la patate! xD
posté le 28 juillet 2008 @ 20h02