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avril 26
AuteurBenoit Lefebvre   

Pistache magique the suite/the end

( lors du dernier épisode) Jean-Denis tenait la pistache à deux mains, du bout des doigts, comme si elle était une pépite d’or, ou un minuscule hamburger. Il la fixa longuement...               

             Très longuement. Le moment d’attente était terminé. Il approcha le fruit défendu de sa bouche, coinça la coquille entre ses dents, mais eut un doute. Est-ce que cette petite pistache serait suffisante pour combler sa faim? Il avait été dupe une fois aujourd’hui en surestimant la croûte de pain, il n’allait pas commettre la même erreur deux fois. Un éclair de génie blasé lui traversa l’esprit.              

          Dans la casserole vide de sauce à spaghettis, il prit la cuillère, qu’il avait préalablement léchée après sa défaite du grille-pain, et courut dehors. Il creusa un petit trou dans le sol mi-mou, mi-dur. Si seulement l’hiver pouvait se décider. Je pars, non je reviens.  Ok, là je pars pour vrai, je pense que je vais revenir. C’est comme : Décide-toi, criss de folle! Chus quoi moi? Un torchon!?? Désolé, une vieille histoire d’amour.               

            Jean-Denis déposa la pistache dans le trou et la recouvrit de terre. Il prit ensuite une boule de neige dans ses mains. Au contact de la chaleur de sa peau, la neige se transforma en eau. Alors, Jean-Denis fit don ce cet élixir de vie à la pistache sous terre : «  Pousse, pousse, devient arbre de pistaches », chuchota Jean-Denis. Le sol se mit à trembler, une branche sortit du sol. La branche devint vite un arbre, et l’arbre, un très gros arbre, et le gros arbre, un criss de gros arbre. Poussant sans cesse, vers le ciel, les nuages cachant même son sommet.

 Devant ce spectacle plus qu’invraisemblable, Jean-Denis resta figé. Il retira son pied de sous la grosse roche et recula d’un pas : « Ah ben tabarnak, qu’est-ce que c’est ça? », poussa-t-il. Sans trop réfléchir, de toute façon la réflexion n’étant pas sa force, il se mit à grimper dans l’arbre. À l’aide de sa cuillère et de ses bottes de cowboys pointues, il grimpa, et grimpa pour enfin atteindre le haut de l’arbre. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il n’y avait pas l’ombre d’une pistache au bout, mais plutôt un énorme château !               

           D’un pas décidé, il fonça vers le château et cogna à la porte. Un énorme géant vint lui ouvrir. Ne voyant personne, le géant feint de refermer la porte. Mais Jean- Denis l’en dissuada : « Heille le grand, ferme-moi pas la porte dans’ face, j’vas te geler. » Le géant n’en croyait pas son oeil. Comment un si petit homme pouvait-il lui faire un tel affront.                

    « Qu’est-ce t’as fait avec mes pistaches? T’es a toutes mangées, gros porc sale!? 

- Mais de quoi parlez-vous, Monsieur? 

- Niaise-moi pas, j’ai planté une pistache, je l’ai arrosée, pis y’a poussé un gros arbre à pistaches. J’arrive en haut : pas de pistaches ! Chus pas horticulteur, mais à grosseur de l’arbre y devrait en avoir un hostie d’voyage de pistaches! 

- Écoutez, Monsieur, je vous jure que je n’ai pas mangé vos pistaches. »            

Jean-Denis ne le croyait pas, et brandit sa cuillère, menaçant le géant de la lui enfoncer dans son oeil s’il ne lui rendait pas ses pistaches. Devant une telle menace, le géant tenta de calmer le petit homme, ne voulant que le voir partir : « Je vous fais un marché, je n’ai pas mangé vos pistaches, mais si vous me laissez tranquille, je vous donne ma poule qui pond des oeufs en or. » « J’en ai rien à crisser de ta poule. J’veux mes pistaches! »             

Au risque de me répéter, réfléchir n’était pas la force de Jean-Denis. « Mais voyons, Monsieur, avec cette poule vous pourrez vous acheter toutes les pistaches de la terre. »             

 Jean-Denis vint pour menacer à nouveau le géant, mais heureusement ce même bon vieux génie blasé lui lança un éclair dans la tête. Jean-Denis eut un petit sourire en coin et accepta la poule qui pondait des oeufs en or. Heureux, il descendit l’arbre géant. Il regagna sa demeure en chantant, car ce soir-là, il allait manger du poulet.   

Fin

Fin

 

Fin
AuteurBenoit Lefebvre
publié le 26 avril 2007 @ 13h59
Catégorie Non classé  Commentaires6 commentaires



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Eh... Je connais des ADD qui se sont passés d'une merveilleuse histoire pleine d'excellents clins d'oeils!

Bravo pour cette comparaison d'avortement dans la partie 1 du texte... ouf! Ça pouvait pas être plus imagé!

 
Cathleen Rouleau posté le 1 mai 2007 @ 15h23
 

Ôde à une table

 Tu me facines de ce brun implacable

Avec ta douceur tactile tu me charmes

Je ne détache mes yeux de cette table

Ta beautée Transperce mon coeur telle une arme 

 

 


 

 

Ce pour souligner ton imaginativitée incroyable et tes dalents de danse impressionnante , je te fait pars de mon poème ^^

 

Vraiment, je te donne une médaille ^^

j'adore tes histoires, j'ai hate de savoir si loulou sera le nombril du monde!

Mel.

 
einalem58 posté le 30 avril 2007 @ 19h05
 

 Salut mon cher écrivain de l'absurdité, très *space* mais j'ai de la misère à suivre un peu.. relis Boris Vian, ça peut aider les idées fantaisistes à coller ensemble...Pas facile écrire, encore moins facile d'être lu... Désespères pas y a de la place pour tout le monde et, au moins ton texte déborde d'originalité, mais quittes les p'tites crottes, pis essayes les petites fleurs ou les ectoplasmes fuyants dans le dessous de la porte, mieux va voir  le film -Le Parfum-  ...Tu vas tripper...Au cinéma Tops à Laval, grand écran, $ 2.99 taxes incluses, on est loin du Capitalisse, calisse...

 
Marc Vincent posté le 27 avril 2007 @ 19h34
 

ouin! cets cool parce que je ne viens pas de me lever fack jai compris la fin de lhistoire! bien amusant monsieur lefebvre!

 

bref... passez tous une agréable fin de journée! 

 

 
Marie La Princesse posté le 27 avril 2007 @ 15h22
 

Bien content que tu ai aimer, je déteste lire moi aussi, alors c'est un double compliment que tu ai lu jusqu'à la fin.

 Et pour ton analyse psychologique, je dois te dire que je vie le parfait bonheur avec ma copine. Comme quoi dans une histoire le narrateur peut faire aussi parti des personnages ;)

 
Benoit Lefebvre posté le 27 avril 2007 @ 00h19
 

Bravo Ben! Dis donc, à quand l'histoire de Marie-Thérèse la pucelle à trois soeurs ''rave-euse'' qui perdit sa gougounne en verre au beach party et qui est revenu de là en char monté avec trois gars qui voulaient juste être son ami !?!?

 

Lâches pas t'as le sens de l'intrigue, je déteste lire et pourtant j'ai lu l'histoire au complet! En passant si j'essai de faire des liens absurde t'as le temps d'écrire des histoires et tu y insères des vieilles histoires d'amour qui ont mal finies... aurait tu un message a passer !?

 

Ok ciao, see ya !

 
Kal-El posté le 26 avril 2007 @ 21h43



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