Salut!!!
La semaine dernière, le groupe Blue October (c’est le nom du groupe… j’ai pas le mérite d’être bilingue cette fois) était en ville.
Ceux qui écoutent un peu la radio se souviendront probablement de la chanson :
« Hate me todaaaaayyyyyy…. Hate me tomorrooooowwww…Hate me for all the things I didn’t do for you!!!! » (malheureusement, je ne peux pas vous faire un aperçu de la mélodie, mais imaginez-vous que je chante super bien et ça devrait faire l’affaire).
J’étais donc surexcitée à l’idée d’aller voir ça, parce que je TRIPE littéralement sur le groupe. J’aDORE ce qui se dégage de leur musique, c'est-à-dire: de la souffrance à l’état pur (et puisque je suis une wannabe Emo qui trouve que la vie ça pue et qui aime pleurer en position foetus dans un décor hétéroclite, ben ça vient me chercher!)
Nous étions 6 à y aller ensemble. Moi, j’étais la personne désignée pour aller attendre en ligne que tout le monde arrive. J’étais aussi celle qui avait les billets dans son sac. Une tâche risquée pour une personne aussi peu fiable.
Je suis donc arrivée sur place à 5h15. Il y avait 8 personnes devant moi, dont 3 jeunes américaines dodues et probablement lesbiennes, si je me fie à leur look.
(Je dois préciser ici que je ne porte aucun jugement envers les lesbiennes. C’est que dans la vie, il y a toujours plusieurs types de gens. Même au niveau des lesbiennes.
Et ces filles-là, étaient le type « Lesbiennes cliché » : cheveux coupées garçonne, habillement heavy metal; boucles d’oreilles avec des pics de couleur arc-en-ciel, et chacune d’elle était physiquement beaucoup trop dans l’espace vital de l’autre en parlant très fort en anglais (parce que c’est bien connu : toutes les lesbiennes cliché parlent très fort en anglais en étant beaucoup trop dans l’espace vital de l’autre)).
Voilà. Donc ces filles-là étaient devant moi et j’aurais sûrement eu beaucoup de plaisir à me joindre à la conversation qu’elles avaient avec le grand gars à camisole et jeans remontés jusqu’au chest, mais la vie étant ce qu’elle est, je me sentais isolée et sauvage, ce jour-là. À peu de choses près, je me laissais aller à mes pulsions et j’attrapais le pigeon qui marchait là pour le mordre à pleines dents.
Mais on m’a appris très jeune à ne pas mordre des pigeons, alors je l’ai juste kické dans l’abdomen.
Vers 6h, un des gars avec qui j’allais voir le show est venu chercher 4 billets en me demandant si ça me dérangeait qu’ils aillent souper avant d’entrer. J’ai dit que ça ne me dérangeait pas, parce que je suis une personne aimable et gentille.
J’ai donc continué à attendre toute seule, en écoutant les lesbiennes et le grand gars à camisole et jeans remontés jusqu’au chest. Ils se faisaient une compétition pour déterminer qui était le plus grand fan de chanteurs quelconques.
J’ai mentalement voté pour le gars. Il est allé voir Ozzy Osbourne 9 fois et là-dessus : 7 fois il était au bord du stage parce qu’il était arrivé à 7h du matin pour un show qui commençait à 8h le soir. Il a également réussi à obtenir les baguettes du drummer, deux pics de guitare et le t-shirt d’un des musiciens.
Vers 6h30, les portes se sont ouvertes et j’ai enfin pu entrer. Ma gang et moi, on voulait s’asseoir au balcon. C’est le meilleur spot pour un show de musique.
Je monte donc à l’étage et m’installe à côté de 5 bancs vides, que je surveille. J’étale même mes belles grandes jambes sveltes sur le 2e banc à côté de moi (elles ne se rendaient pas jusqu’au 3e) pour que ça soit clair que c’est réservé.
Peu à peu, les gens commencent à rentrer et bientôt, je commence à me faire demander si ces places sont prises… Je dis que oui, désolée.
Au début, les gens me font un petit sourire et vont même jusqu’à me dire que je n’ai pas à être désolée.
Vers 7h30, je suis toujours toute seule à attendre mes chummys, et les gens commencent à réaliser qu’il n’y a plus de bonnes places, parce qu’ils sont arrivés trop tard.
Alors chaque fois que je précise que ces places sont réservées, j’ai droit à quelques regards de mépris. Je commence tranquillement à avoir peur pour ma vie, mais comme je suis vraiment forte physiquement, je me dis que j’ai des chances de m’en tirer si une émeute éclate autour de mes 5 bancs.
À 7h35, une fille me demande si les places sont prises. Je dis oui (là je viens de vous prendre par surprise hein??? J’ai dit oui!!! Vous vous attendiez pas à ça du tout hein???) et la fille insiste :
- Même ces places-là? Dit-elle en me pointant les 2 derniers bancs.
- Oui… désolée…
Elle ne dit pas un mot, tourne les talons et disparaît.
Deux minutes plus tard, un doorman s’amène devant moi et me demande si je suis en train de surveiller les places. La fille est derrière lui.
Je comprends rapidement quel genre d’élève cette conne-là était au primaire.
Le genre de fille qui allait voir le prof dès que quelque chose faisait pas son affaire, en disant avec une voix de p’tite merdeuse : « Ouain, mais c’est pas juuuuuuuuuuste!!!!!!!!! »
Le doorman me dit que je ne peux pas réserver 5 places pour des gens qui ne sont pas là.
- Ok… mais c’est quand même 5 personnes qui ont payé leur billet…
- Oui, mais cette-fille-là a attendu dehors pour avoir une place.
- Euh… MOI AUSSI j’ai attendu dehors, même que j’étais là à 5h15!
Voyant que j’avais quand même de bons arguments, la folle décide de s’en mêler :
- Ouain, mais t’as 6 places… tu peux pas m’en donner 2?
(Ah ben oui!!!! Mais à quoi j’ai pensé, coudonc, moi???! Eille je suis DÉSOLÉE!!!
Quand tu m’as demandé si les places étaient prises, j’avais PAS COMPRIS que tu en voulais 2!!! Ben oui! Vas-y, installe-toi : mes amis pis moi, de toute façon, on avait l’intention de tous s’asseoir sur le MÊME BANC, un par-dessus l’autre!!!! En fait : j’en ai MÊME PAS, d’amis!!! Je réservais tout ça juste pour faire mon agace-places!!!!)
Heureusement, je n’avais pas jugé les lesbiennes, tantôt… donc du jugement, il m’en restait une brouette pleine. Ça m’a permis de l’utiliser sur elle pour la trouver vraiment déficiente, et épaisse, et complètement couillonne de pas de classe, de va-donc-te-faire-des-dessins-dans-les-veines-avec-un-exacteau, grande débile profonde.
Voyant que je commençais subtilement à cracher du sang par les yeux en écumant de la bave mousseuse, le doorman m’a expliqué :
- Oui mais ici c’est Premier-arrivé-premier-servi, pas Premier-arrivé-réserve-des-places-pour-les-autres. Alors je vais te donner 10 minutes et si tes amis sont pas arrivés, il va falloir libérer les places.
Sur ce il s’en va, et la CORKY reste plantée là, les bras croisés, à attendre que les 10 minutes s’écoulent, pour pouvoir prendre les places qu’elle veut.
Je commence donc une tournée de téléphone pour expliquer la situation à mon monde. Pendant que je parle, un autre gars arrive et me demande si les places sont prise. Là j’ai une vague envie de lui faire manger les sièges un par un.
- Oui.
- Mêmes ceux-là? Demande-t-il en pointant les bancs vides
- OUI.
- Mais pourquoi y’a rien dessus?
- PARCE QUE J’AI PAS LES JAMBES ASSEZ LONGUE?!!!
- Ouain mais tu peux pas surveiller des places pour tout le monde!
Je ne réponds même pas. Il s’en va, et revient 3 secondes après avec un tabouret qu’il flanque juste derrière moi en disant : « tiens, tu vas être bonne pour surveiller celui-là avec!!! »
Et il met son manteau dessus et sacre son camp.
!!!!!!!!!!!!!!?
Décapiter quelqu’un à mains nues pour le pendre avec ses propres intestins, est-ce que c’est considéré comme un acte criminel?
Heureusement, mes amis sont arrivés dans les 10 minutes. Ils ont pris leur place; la fille est partie fâchée, j’ai jamais surveillé le banc derrière moi, et on a eu un super bon show!!!
... Et le quatuor Lesbiennes/Gars en camisole-et-jeans-remontés-jusqu’au-chest étaient direct en avant du stage, à triper aussi fort que nous.
Grande Chartreuse, tu m'as cloué le bec!
Tout ce que je trouve à dire c'est: Merci!
posté le 26 juin 2009 @ 19h06
Ah! Pis, avant de partir, parce qu'elle est trop drôle.
J'étais chez Métro avec une connaissance, moderne (je t'expliquerai un autre jour), et j'avais deux sacs de recyclage et un big sac Jean-Coutu qui m'avait servi à ramener mes bouteilles. J'avais reviré le sac à l'envers comme l'intérieur du sac ne me semblait pas ultra-méga propre pour recevoir une partie de mon épicerie. L'emballeur
, bel âtre, n'en revient pas de la grosseur de mon sac Jean-Coutu, il est vraiment en pamoison, me demande où je l'ai pris... oufff! assez que j'ai dit à la caissière que la journée devait être longue avec lui... et j'ai tellement aimé sa réponse.
Elle m'a dit, l'air complice, que d'habitude elle travaillait le soir et qu'il n'y avait pas d'emballeur. Et le bel âtre de répondre: «Qu'est-ce qu'elle dit de moi, j'ai entendu le mot emballeur?» Et là, j'ai pu évaluer tout ce que le mot prématuré insinuait. Je ne sais pas à combien de semaines il a décidé de sortir du ventre de sa mère celui-là, chose certaine, c'était bien avant que le cerveau se développe. C'est le propre des bels âtres!
Sur ce, continue à me faire rire Cathleen, tu m'inspires de beaux comnmentaires juste pour toi.
Là, c'est vrai
posté le 15 juin 2009 @ 21h08
Pour finir,
Je suis quand même contente pour toi que tu ais trouver super bon le show de Octobre bleu (C'est quand même toute une coincidence que Michel Louvain ait chanté La dame en bleu).
Et je sais Cathleen que faisant partie des trois personnes qui te laissent des commentaires j'ai dû te manquer parce qu'il me ssemble que ça fait un bail...
Tu sais, tu peux m'envoyer un courriel pour me demander de venir commenter si tu en ressens le besoin, si tu sens ton morale au ras des paquerettes, seulement, je ne vais jamais prendre mes messages à cette adresse, faque, je te le dis tout de suite, ce n'est pas une bonne idée. Regarde, je vais essayer de passer plus souvent...
Je me fais assez rire! J'ai l'impression d'avoir une attitude qui ressemble au 49% des autres qui peuplent la planète. Comme quoi ils sont faciles à imiter.
posté le 15 juin 2009 @ 20h51
So, je serais peut-être mieux de me faire amis avec les deux lesbiennes clichées et monsieur j'ai le chandail bedaine qui me remonte jusque sous les oreilles.
Encore là, autre raison de discorde entre nous, mon fils m'a déclaré en fin de semaine que j'avais un look lesbienne. Je ne sais pas où il a pris ça, je ne corresponds pas du tout à la description que tu en as faite. Peut-être que ça n'a rien à voir avec mon look, peut-être juste avec le fait que je ne cesse de lui casser les oreilles depuis qu'il est venu au monde avec le fait qu'à chaque fois qu'un homme me contrarie, et Dieu sait qu'un homme peut dans une vie nous contrarier souvent, alors imaginer si on compte tout ceux que l'on croise dans une vie...
donc, à chaque fois que je suis contrariée, par un ou des ou tous les hommes, je lui lance tout de go que je suis sur le bord de revirer aux femmes.
Je suis- tu en train de me caller moi-là?
Chose qui me console, c'est qu'en plus, on n'a peut-être même pas les mêmes goûts musicaux parce que blue October, ça ne me dit rien pantoute. J'ai plus souvenir d'un groupe québécois qui s'appelait Octobre... et ça date...
posté le 15 juin 2009 @ 20h39
Je disais donc,
Chère Cathleen,
je lisais ton édito et je me demandais en même temps (ai-je à préciser que je suis une femme? Il me semble que c'est évident! Du moment où je peux me questionner sur quelque chose, autre que sur l'assouvissement de mes bas instants comme le fait 49% de la population qui est identifiée sous l'appellation d'homme...), je me demandais donc comment je pourrais t'aborder de façon à pouvoir faire partie indéniablement de ton cercle d'amis... moi qui ai une sainte horreur de faire la file d'attente, car il me semble que cela soit un prérequi pour le devenir.
Mais on ne pourra pas. Désolée. Puisque je n'ai pas seulement horreur de faire les files d'attente, j'ai aussi le vertige du haut d'un balcon. J'ai déjà changé ma place de la première rangée balcon avec quelqu'un de la deuxième rangée et encore là, pour moi, c'était tout aussi pénible. Je suis tellement déconcentrée par mon malaise que je ne verrais même pas la différence entre écouter un show de Michel Louvain ou d'Edgar Bori.
posté le 15 juin 2009 @ 20h26
Rere Cathleen,
c'est que mon portable est un petit coquin... un rien et il s'amuse à fermer les fenêtres de mes courriels ou comme ici, de mes commentaires (ça fait comme deux fois juste là). Comme j'en ai long à te dire, pour ne pas risquer de tout perdre, je vais y aller en tranches d'idée... et toi ça te fera plus de commentaires.
posté le 15 juin 2009 @ 20h11
Tellement un goût de déjà vu!! En fin de semaine, j'tallé à un show de Derby Demolition et on dirait que les gens ont jamais réservé les places de leurs amis.
Merci pour cette nouvelle tranche de vie... Une chance que toi tu ne nous abandonne pas!
posté le 15 juin 2009 @ 14h11
Einalem: j'ai trouvé un meilleur truc encore pour repousser les indésirable: le vinaigre dans les yeux.
dummies_pawa: Ouain... j'aime pas ben ben me battre. Après ça tout le monde est magané sauf moi!
posté le 28 mai 2009 @ 14h54
t chanseuse d'Avoir été a un show de emo , dans un show de death emtal ou de hardcore yaurai pas été voir le doorman y taurai crissé en-bas eu meme
mais se spour sa jaime tant se genre de show tuv eut une bonne place ta juste a te battre pour lavoir:p
posté le 26 mai 2009 @ 17h37
Mon truc est de mettre des vêtements sur certains sieges. L'hiver C'est numéro 1 mais l'été c'est un peu difficile ... Parfois un vêtement posé peu être un Repousse-indésirable (Malheureusement, certains indérisables sont immunisé à cette technique).
posté le 26 mai 2009 @ 16h32