Laissez-moi vous raconter, chers trois lecteurs, l’histoire pas nécessairement drôle, mais ô, combien vraie, d’une jeune fille pas nécessairement brillante, mais ô, combien attachante.
Pointe-Calumet. La chaleur était à son paroxysme (paroxysme est un beau mot très payant au scrabble, surtout lorsque son milieu est placé sur une case « lettre compte triple ») et c’est à ce moment précis de la journée, que trois amis décidèrent d’aller faire trempette (on parle de se baigner, ici. Pas de cuisiner des épinards de façon originale).
En bordure du sympathique petit lac (y’était ben swell : y’apportait toujours des cadeaux quand y venait souper, pis toute), se trouvait une corde à Tarzan. Bien que Tarzan eût déserté depuis de nombreuses années, sa corde demeurait disponible, pour tous les aventureux désirant s’adonner aux plaisirs balanciers.
C’est ainsi qu’à cette date précise de cette année non moins précise, une jeune fille répondant au nom de (afin de préserver l’intégrité psychologique de notre héroïne –la fille, là… pas la drogue-, donnons-lui un nom fictif) Cat-Line, décida de faire un homme d’elle-même et entreprit de devenir professionnelle de la corde à Tarzan.
Sitôt pensé, sitôt essayé.
C’est ainsi que Cat-Line enfourcha l’objet mou afin de se donner un bon « swing » (le mouvement, là, pas l’odeur) dans le lac.
Plaisir-plaisir-plaisir… Au bout de trente minutes de ce régime (l’activité, là, pas la façon de manger), les amis de Cat-Line, commencèrent à se lasser (l’état d’âme, là, pas ce qu’on fait avec des souliers), puisque ces derniers avaient laissé leur courage à la maison et refusaient systématiquement de faire usage de la corde.
C’est alors qu’ils se mirent à faire pression sur Cat-Line afin de quitter les lieux, ce à quoi Cat-Line répondit : « ok, mais je veux sauter juste une dernière fois », ce à quoi ils consentirent en soupirant.
Cat-Line retourna donc enfourcher l’objet de son plaisir (on parle toujours de corde à Tarzan) et s’élança dans le vide, une dernière fois.
Puis, à l’apogée de son trajet cordal, elle eut un éclair de génie : « je vais aller me redonner une poussée sur l’arbre avec mes pieds »
C’est ainsi qu’elle ne lâcha pas la corde et entreprit de retourner vers l’arbre, pour s’y pousser avec ses pieds. Bien entendu, Cat-Line n’avait aucune notion en terme de « loi de la gravité », et c’est avec une insouciance toute naïve qu’elle gagna de la vitesse, entra en collision dans l’arbre, tomba par terre sur le sable, roula jusque dans l’eau, se tapa la face contre une souche qui traînait là, et flotta sur la surface du lac, le visage tourné vers le fond marin.
Heureusement, son ami qui regardait l’action en n’en croyant pas ses yeux (ni aucune autre partie de son corps d’ailleurs), eut la présence d’esprit de hurler : « ELLE EST MOOOOOOORTE!!!!!!!! », pour ensuite courir afin de la sortir de cette position pour le moins fâcheuse.
À ce moment-là de la journée, cet ami ignorait qu’en secourant Cat-Line, il resterait marqué durant plusieurs mois, et rêverait presque toutes les nuits de son amie émergeant de l’eau en saignant de la bouche, inconsciente.
On ranima enfin l’idiote et ce qui devait être fait fut fait : on appela l’ambulance.
Chemin faisant, Cat-Line posa toutes sortes de questions grotesques à celui qui tentait de la soigner, telles que : « est-ce que je respire encore? », puis, tomba dans une commotion cérébrale profonde, au point d’oublier tout ce qui s’était passé depuis son dernier saut, ainsi que tout ce qui se passa par la suite, c’est-à-dire : la panne d’ambulance qui suivit, le transfert d’une ambulance à une autre en plein milieu de l’autoroute, l’hôpital, et le souvenir d’elle-même, vomissant littéralement sur la mère de son sauveteur, pour aucune bonne raison.
La commotion cérébrale a de ces réactions en chaîne! Dommage qu’on en arrive à les oublier…
Depuis ce jour, l’arbre du lac de Pointe-Calumet fut coupé, et les habitant du village gardèrent rancune contre Cat-Line, de cette insouciance débile qui leur coûta un divertissement qui était jusque là, très populaire.
Néanmoins, Cat-Line ne garda pas de séquelles de sa mésaventure, et essaya de nouveau, le même été, ce jeu inventé par Tarzan lui-même.
C’est quelques semaines plus tard qu’elle dénicha une nouvelle corde et s’élança.
Dans sa précipitation, elle oublia de se tenir fermement, et elle tomba une nouvelle fois sur le sol avant même d’atteindre l’eau, roulant sur elle-même, se blessant au point de saigner et tombant dans l’eau qui heureusement, ne contenait pas de souche cette fois.
La morale de cette histoire : la corde à Tarzan, c’est pas pour Cat-Line.
Moi, je trouve ça commode les titres en angleis, quand on en voit un on sait tout de suite que c'est Cathleen qui a posté!
Excellent billet Cathleen, j'ai tellement ri!!!
posté le 9 novembre 2007 @ 23h13
Mais Catherine on t'aime, tout ce qui te concerne nous intéresse hihihihihi
posté le 9 novembre 2007 @ 16h37
Ma meilleure amie Christelle...
J'avais 13 ans, pour être plus précise. Je venais de "casser" avec mon tunésien de pseudo-chum et c'est effectivement là que j'ai rencontré mon premier "vrai" chum!
Sauf que je suis sortie avec qu'un an plus tard, sur la fin de mes 14 ans.
Ça va? As-tu besoin de d'autres détails PERSONNELS de ma vie?
Et pour ce qui est de mes titres, ben je sais pas trop... ça me fait rire. Et aussi parce que c'est toujours en anglais que ça me pop dans la tête quand je pense à un titre. Vas savoir pourquoi... une déformation cellulaire, peut-être... parce qu'on oublie pas que j'ai un papa biologique dont les origines familiales se situent au connecticut!!!
ASSEZ!!! C'est privé, tout ça!!!!
posté le 9 novembre 2007 @ 10h35
je pense à ça Cath,pourquoi t'es titre de blogue sont quasiment tous en anglais quand tout t'es texte sont en français?
posté le 8 novembre 2007 @ 22h50
c'est pas à ce moment là me semble que t'as rencontré ton premier "vrai" chum Cathleen Rouleau? (ah non je crois que je viens de révèler le vrai nom de la personne pseudo-fictive)et je croyais que tu avais 14 ans à cette époque pas 12ans???si je ne me trompe pas ,c'est pas plutôt à l'été 1995? à moins que ça ne t'aie arrivé plus d'une fois??Tsé là genre le 14 juillet???réponds à mes questions s.v.p. sinon tout mon passé va être remis en question.
posté le 8 novembre 2007 @ 15h33
Re-Bonjour à tous , je tiens à corriger certaines de mes erreurs, ce en quoi ne corrige rien sur la morale de ton article Cath, à propos de l'été 93,
époque à peu près même de l'auto-mutilation du jeunnot.. sur la corde de Tarzan...
PRIMO, le lieu débile à éviter se situe à St-Polycarpe et non à St-Télesphore,, s'appelle Le Sablon, baignade camping, au milieu d'une carrière de sable,est toujours aussi CHER et de mauvais gout,
.... et ...au grand malheur de la communauté de gens sains d'esprit, il existe toujours une * corde de Tarzan*...Alors pour ceux que le défi, le suicide ou le risque de l'inconnu par rapport à la cascade ou des lois de physique ( pas le miens, le calcul des poids et des masses, accélération et gravité,etc), et bien envoyez-vous de par la corde et je ne regarderai pas, dans la mesure où mes intérêts se situent à un gigaoctet au dessus de ces pitreries.
Merci et excusez-moi de ces détails qui m'ont échappés...Le tit-cul punché sur le quai de la corde de Tarzan, ça, c'est pas une erreur, malheureusement, la corde de Tarzan, encore existante, nous prouve qu'il n'y a pas de limite à l'infini ou à la bêtise.
posté le 6 novembre 2007 @ 22h14
Triste histoire TRÈS BIEN contée, merci Cath., mais ces pitreries existent toujours ou existaient, voilà pas si longtemps, à St-Télesphore, dans un centre natation-Pic-Nic aménagé au centre d'une carrière de sable ( non pas mon métier mais un *pitt* de sable) où un lac s'est formé par la perforation d'une nappe phréatique ( pas celle sur laquelle nous mangeons..) et les exploitants en on fait une belle plage avec de la musique disco ou CHOM, plus un resto fast-food et des poupounes en bikini qui s'exposent trop aux UVA et rayons cancérigènes du soleil...
Et pour amuser les enfants, et les + grands, ils avaient aménagé à l'écart de la plage, le même bidule -corde de Tarzan- à partir d'un espèce de quai d'envoi juché sur un talus....haut placé au dessus du lac...Ce qui devait arriver arriva, le pôvre juvénile, pas très bon en *timing*, ne lacha la corde qu'au retour du balancier ...et il a *punché* le quai, est ainsi fini sa vie et celle de la corde de Tarzan.
Je ne recommande à personne de visiter ce centre de baignade à l'eau cristaline, mais dont tout, tout le reste est d'un mauvais gout qualifié, ainsi qu'à un prix exorbitant.....
posté le 4 novembre 2007 @ 20h54
Me semblait aussi qu'il y avait une forme de face étempé dans le plaché de mon chalet sa explique bien des chose
posté le 4 novembre 2007 @ 20h40
c'est triste comme histoire, mais tellement trop drôle!
pauvre tite fiiiille.
posté le 4 novembre 2007 @ 18h21